Quand BMW ressuscite un nom, ce n’est jamais anodin. Le 18 mars 2026, le constructeur bavarois a officiellement levé le voile sur une auto qui porte un patronyme déjà chargé d’histoire : i3. Mais oubliez la citadine futuriste à portes antagonistes de 2013 — cette nouvelle i3 est tout autre chose. C’est une berline tricorps, deuxième modèle de la génération Neue Klasse, et tout simplement la première Série 3 100 % électrique de l’histoire. Avec une autonomie annoncée jusqu’à 900 km WLTP et une recharge à 400 kW, la bavaroise frappe fort, très fort.
La Série 3 fête ses 50 ans en 2025, et avec plus de 18 millions d’exemplaires écoulés en sept générations, c’est l’âme commerciale et sportive de BMW. Mais en 2013, BMW avait déjà dégainé le code « i3 » pour une citadine pionnière à carrosserie thermoplastique, châssis aluminium et structure carbone — un manifeste technologique resté en production jusqu’en 2022.
Pour 2026, BMW recycle l’appellation mais change radicalement de partition. Le projet interne NA0 descend directement du concept Vision Neue Klasse, dévoilé à l’IAA de Munich en septembre 2023. Et dans son dossier de presse, BMW revendique une filiation visuelle non pas avec l’ancienne i3, mais avec les coupés Série 3 E21 (1975-1983) et E30 (1982-1994) : capot plongeant, profil tendu, arrière vertical. Une déclaration d’amour aux racines.
Après le SUV iX3 lancé fin 2025, l’i3 berline est la deuxième concrétisation de la plateforme Neue Klasse — six modèles sont annoncés au total. La plateforme inaugure une architecture 800 volts, une batterie cell-to-pack à cellules cylindriques de sixième génération (densité énergétique en hausse de 20 % selon BMW), et une intégration logicielle d’un genre nouveau, articulée autour de quatre supercalculateurs et de l’unité de commande baptisée Heart of Joy.
À bord, BMW déploie son nouveau Panoramic iDrive : un bandeau d’affichage panoramique projeté sur toute la largeur du pare-brise, complété par un écran central tactile. La fonction Soft Stop, qui freine le véhicule sans à-coups jusqu’à l’arrêt complet grâce au pilotage fin des moteurs, signe une expérience de conduite repensée.
Avec 4,76 m de long, 1,86 m de large et 1,48 m de haut pour un empattement de 2,90 m, l’i3 berline joue dans la cour des Tesla Model 3 et Mercedes CLA (toutes deux à 4,72 m). Poignées affleurantes, joints dissimulés, soubassement entièrement caréné : tout est dessiné pour la chasse au coefficient de traînée. La calandre à doubles haricots reçoit en option l’éclairage Iconic Glow pour signer la nuit.
Pour le lancement, BMW met en avant la version haut de gamme i3 50 xDrive. Deux moteurs électriques, transmission intégrale, 469 ch (345 kW) cumulés et un couple maximum de 645 Nm. L’autonomie WLTP provisoire grimpe à 900 km sur une charge complète — un chiffre que BMW présente comme préliminaire en attendant l’homologation finale.
Côté recharge, l’architecture 800 V autorise sur cette i3 50 xDrive jusqu’à 400 kW en courant continu, soit 400 km récupérés en 10 minutes sur borne haute puissance compatible (selon norme ISO 12906, cycle WLTP — valeurs préliminaires). La charge alternative monte en option à 22 kW, et la charge bidirectionnelle (V2L, V2H, V2G) transforme la voiture en réserve d’énergie domestique. À noter : une matrice de commutation embarquée garde la compatibilité avec les bornes DC 400 V existantes.
D’autres versions sont attendues : i3 40, i3 50 propulsion plus accessible, et au sommet une i3 M60 bi-moteur visant les 620 ch et préfigurant la future M3 électrique (code projet ZA0). Côté tarifs, BMW n’a pas communiqué officiellement, mais l’entrée de gamme se situerait entre 50 000 € et 60 000 €, la M60 dépassant 80 000 € — à comparer aux 71 900 € demandés actuellement pour l’iX3 50 xDrive en France.
Les premiers exemplaires de pré-série sont sortis de l’usine de Munich en février 2026. La production en série démarre au second semestre 2026, avec un démarrage prévu en août. Les commandes ouvrent à l’automne 2026, et les premières livraisons clients sont prévues fin 2026. Onze teintes seront proposées au lancement, dont une exclusivité métallisée baptisée M Le Castellet Blau, clin d’œil au circuit Paul Ricard.
La nouvelle BMW i3 ne se contente pas de mettre une prise sur la Série 3. Elle inaugure une plateforme, une interface, une philosophie — et ose 900 km d’autonomie pour challenger Tesla sur son terrain. Reste à voir, en conditions réelles, si le « plaisir de conduire » cher à Munich survit au passage à l’électron. Sur le papier, les ingrédients sont là.
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